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Benvestito

Entretien

Laver le lin sans le tuer

Le lin adore l'eau et déteste tout le reste : température, essorage, sèche-linge. La méthode complète pour laver le lin sans le raidir ni le déformer.

· 2 min de lecture

Chemise de lin étendue sur un fil, pinces en bois, esquisse au trait
Séché à l'ombre, repassé humide : le lin pardonne tout sauf la hâte.

La fibre de lin est creuse comme une paille. Elle boit l’eau, sèche vite, se renforce même une fois mouillée. Le lin sort donc de la machine plus solide qu’il n’y est entré, à une condition : que la machine ne l’ait pas maltraité.

Le lin bien lavé accompagne les plus beaux vêtements d’été. Il suffit de repenser à ce que porte Naples en juillet : c’est la matière qui fait tenir le costume de lin en été, des ruelles au front de mer.

Trente degrés, tambour à moitié plein

L’eau tiède suffit à tout. Au-delà de quarante degrés, la fibre de lin se contracte et la teinture s’affadit. Le tambour rempli à moitié laisse le tissu circuler : un lin comprimé ressort marqué de faux plis que trois repassages n’effaceront pas. Lessive douce, sans agent blanchissant, même pour le blanc.

L’essorage, l’ennemi discret

Huit cents tours par minute, pas davantage. L’essorage violent casse les plis à la même place jusqu’à ce que la fibre cède. Le sèche-linge cumule les deux fautes : chaleur forte sur fibre comprimée. Le lin sèche à l’ombre, sur cintre large ou à plat, en une heure ou deux d’été.

Le repassage qui ne lutte pas

Repassez humide, sur l’envers, fer bien chaud. Le lin sec se défend ; le lin humide s’aplanit sans effort. Pour un rendu naturel, arrêtez le fer avant la perfection : le léger relief du fil fait partie de la matière, comme le grain d’un beau papier.

Questions fréquentes

Le lin rétrécit-il au lavage ?
Il peut perdre quelques pour cent au premier bain s'il n'a pas été lavé à la fabrication. Eau tiède et séchage à plat limitent le risque.
Faut-il repasser le lin ?
Encore humide, fer chaud, sur l'envers : dix secondes par zone. Sec, il résiste ; humide, il s'aplanit presque seul.

Écrit par Giuseppe Gargiulo, Napolitain installé en France.

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